Se libérer du superflu

Arpentage le 8 mars 2017 autour du livre : « se libérer du superflu »

Arpentage, vous avez dit arpentage ?

Cette méthode vise à émanciper d’un rapport au savoir douloureux pour bon nombre d’entre nous et bien évidemment renvoyant aux usages proposés par l’école de la lecture.

Dans tous les cas, il faudra donc déculpabiliser les participants par rapport à ce vécu, et donc ne pas du tout proposer de faire un résumé des idées contenues dans son morceau de livre ou de devoir dire des choses intelligentes par la suite.

Et, étrangement, en ne partageant que des ressentis sur des morceaux du même livre, une alchimie s’opère et chacun a le sentiment de s’être mieux approprié le contenu de ce livre que s’il l’avait lu in extenso lui-même.

Sans doute, car cette méthode permet une prise de recul sur les contenus et facilite une critique dure à formuler soi-même car nous sommes d’habitude seuls face un écrit construit.

Scop Le Pavé

Le livre « se libérer du superflu »

Dans ce livre plaidoyer, Niko Paech dessine les contours d’une société de « post-croissance » durable et moderne.

Il démontre que si les citoyens occidentaux jouissent d’un niveau de richesse en biens et en mobilité sans précédent dans l’histoire humaine, c’est au prix d’un saccage des ressources naturelles. Déboussolées, nos sociétés de consommation ont perdu toute notion des limites temporelles, géographiques et corporelles : elles amassent des biens qu’elles n’ont même plus le temps de consommer et elles rognent sans complexe sur les opportunités offertes aux générations futures et aux autres habitants de la planète.

Une évidence se dévoile : et si se délester du superflu pouvait aussi nous rendre plus heureux ?

Titre original : Befreiung vom Überfluss (auf dem Weg in die Postwachstumsökonomie)
Édition originale : Oekom, 2012.

Traduit de l’allemand par Gabriel Lombard.

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