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Le désastre de l’école numérique

Après nous avoir ouvert les yeux sur la pénurie prévisibles des métaux dans nos sociétés extractivistes avec « l’âge des low tech », Philippe Bihouix, associée a Karine mauvilly, nous offre un excellent outil de réflexion sur l’envahissement du « numérique » dans nos vies et plus particulièrement dans celles de nos enfants à l’école.

Quand on réalise que les arguments pédagogiques sont mensongers ou tout au moins inexacts, que les  conséquences écologiques sont désastreuses, que les problèmes sanitaires sont inquiétants, que les coûts générés sont exorbitants, que le modèle de société proposé va à l’encontre de la société conviviale de Illich, ou de celle du buen vivir, on se demande, en tant que décroissant comment lutter contre cette plaie. Les pistes données dans le livre pour protéger l’école, pour intéressantes et constructives qu’elles soient, nous laissent un peu sur notre faim. Car au delà de l’école, c’est l’ensemble de la société qu’il faut protéger.

Ce livre est une mine de réflexion pour les parents et les enseignants (c’est un enseignant qui nous l’a prêté !). Il servira peut-être à exercer notre esprit critique et à ne pas suivre comme des moutons ceux qui nous vantent le fabuleux monde du numérique.

Il nous aide également à pousser la réflexion dans notre vie quotidienne, dans laquelle nous utilisons presque tous ces appareils, dont les matériaux ont été extraits avec du sang d’africains, fabriqués par des esclaves asiatiques, générant des montagnes de déchets toxiques pour la plupart non recyclables, nécessitant des infrastructures gigantesques dispendieuses d’énergie. C’est encore une fois des limites qu’il faut poser. Sans tout jeter (je suis bien en train de saisir ce texte sur un ordinateur) il faut choisir collectivement ce qui est bénéfique et acceptable.

Le rôle de la décroissance est de chercher et de proposer des solutions permettant un changement radical de nos modes de vie pour éviter les conséquences désastreuses du fonctionnement du système productiviste dont le numérique est le fer de lance.

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